Revenir au FC Nantes?
J'ai passé treize ans dans ce club. Je suis donc son actualité très régulièrement. Je suis vraiment content que le club retrouve la Ligue 1 la saison prochaine.
On ne sait jamais. On ne peut jamais fermer la porte mais je ne me pose pas la question actuellement. Ces années nantaises ont été des moments fabuleux. Maintenant, je suis à Paris. J'ai quitté l'Atlantique pour vivre autre chose. J'ai encore deux ans de contrat au Paris Saint-Germain. Tout va très vite dans le football. Depuis mon arrivée dans la capitale, j'ai le sentiment d'avoir grandi, d'avoir progressé et d'être encore plus armé pour gérer les matches de très haut niveau.
Concernant ma reconversion, j'ai encore beaucoup d'incertitudes même si j'essaie de préparer cela au mieux. J'ai passé pas mal de diplômes d'entraîneur (jusqu'au tronc commun du Brevet d'Entraîneur 2). J'ai aussi obtenu un diplôme universitaire (DUGOS). Je m'adapterai le moment venu.
Euro 2008 ?
L'Equipe de France possède un énorme potentiel. Les joueurs ont des parcours et des expériences différentes cette saison encore. La phase de préparation sera importante. Lors de cette phase finale, ce seront des matches d'une énorme intensité.
La concurrence au sein des Bleus ?
C'est logique il y en a beaucoup au niveau des gardiens de but. Cela dit, je suis content que des jeunes puissent arriver. De mon côté, je continue à donner le maximum, à travailler. Le mieux armé reste actuellement Grégory Coupet. Je me donne à fond pour vivre encore de grandes émotions, comme à l'Euro 2004 au Portugal et la Coupe du Monde 2006 en Allemagne.
Première sélection ?
Le 3 juin 2001 face aux Mexique à Ulsan (4-0), ma première sélection en Equipe de France était un mélange de fierté et de récompense de tout le travail fourni. A ce moment, j'ai eu une énorme pensée pour ma famille, mes proches et tous mes éducateurs qui m'avaient permis d'arriver jusqu'ici.
Le PSG ?
Je n'imagine pas que le club descende en Ligue 2. Je suis à fond dans ces deux derniers matches (Saint-Etienne et Sochaux) pour la survie du PSG en Ligue 1. J'espère que le club va se sauver. Nous y mettrons beaucoup de volonté en tout cas. Ce seront deux rencontres avec une pression terrible. Dans le vestiaire, l'ambiance est bonne, avec l'envie de s'en sortir.
La confiance de Paul Le Guen ?
C'est très important d'avoir la confiance de son entraîneur. J'ai toujours énormément travaillé aussi bien dans les bons moments que dans les périodes plus difficiles. Il ne faut pas douter mais sans cesse continuer d'avancer et d'être le meilleur possible.
Le moral ?
Je suis de nature optimiste. Je pense que la vie en général n'est pas toujours simple. Il existe des périodes plus délicates que d'autres mais la roue tourne. Il faut donner son maximum et rester intègre.
Tes réflexes ?
Je dois avoir cela naturellement en moi mais c'est aussi beaucoup de travail au quotidien. Il faut également sentir les coups, avoir un bon sens de l'anticipation. A notre niveau, il faut avoir une maîtrise parfaite de toutes les techniques. C'est pour cela que je continue à travailler dans tous les domaines. Je ne crains pas les attaquants. A mes yeux, Karim Benzema et Mamadou Niang sont les deux meilleurs attaquants de notre championnat cette saison.
Les penalties ?
Je n'ai pas de vraie méthode. Je trouve que les gardiens de but partent trop vite. Mon conseil est d'attendre le maximum de temps en ayant déjà choisi son côté.
Autres sports ?
Quand j'en ai la possibilité, je joue au tennis mais mon emploi du temps ne me permet que très rarement d'y jouer. Quand j'étais jeune, j'ai dû choisir entre le foot et le tennis.
Tes idoles ?
Plus jeune, j'aimais particulièrement l'attaquant Marco Van Basten. En tant que gardien, je n'avais pas d'idoles. Mes références étaient Joël Bats, Bernard Lama, Fabien Barthez. Je prenais un peu d'eux.
Célibataire ?
Non, je ne le suis pas. J'ai une vie normale, simple et paisible.
Tes goûts musicaux ?
Je suis plutôt ancienne génération de ce côté-là. J'apprécie les variétés françaises. Je ne me suis pas encore mis à la tecktonik !
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