Très ému, l'attaquant portugais du PSG, Pedro Miguel Pauleta, revient sur le résultat nul concédé face à Saint Etienne (1-1, 37eme journée de L1). Une rencontre qui devrait rester comme sa dernière au Parc des Princes.
Pedro Miguel Pauleta, quel regard portez-vous sur votre dernier match au Parc des Princes ?
J'ai passé cinq ans dans ce grand club. J'ai eu une vraie relation avec le club, et ses supporters. Aujourd'hui, tout le monde est au courant que c'était mon dernier match au Parc. Je suis très triste, mais c'est la vie, le football. L'important reste le club, toujours le club. Dans l'avenir, j'espère que le Paris Saint-Germain aura beaucoup de bons joueurs, et de trophées à soulever. Ce club doit jouer le haut du tableau. C'est le plus important pour son avenir, et celui de ses supporters. Ils le méritent.
Votre contrat expire en juin prochain. Est-on vraiment sûr de ne plus vous revoir au Paris Saint-Germain la saison prochaine ?
Je crois que c'est bien terminé. C'était la dernière. Dans la semaine, j'ai communiqué (ndlr : certaines de ses déclarations semblaient laisser la porte ouverte à une éventuelle prolongation de contrat), mais c'était pour mieux me préparer pour cette rencontre. C'était une semaine éprouvante pour moi. J'avais envie de me préparer du mieux possible, mais ce n'était pas évident au niveau de la concentration. Dommage que l'on n'est pas gagnés ce match. Je n'ai pas marqué. Mais la lutte pour le maintien continue. Ça reste le plus important.
Pourrait-on vous revoir dans un rôle d'ambassadeur du Paris Saint-Germain dans les prochaines années ?
Pourquoi pas. Il y avait quelque chose qui avait été fait avec le club à l'époque du président Alain Cayzac. Maintenant, on verra plus tard. Je le répète, mais le plus important reste d'assurer le maintien du club en Ligue 1. Je n'aurai la tête qu'au Paris Saint-Germain jusqu'au 24 mai. Et après, on discutera. Mais ma carrière de joueur du Paris Saint-Germain s'arrêtera à cette date.
Face à Saint-Etienne, vous vous êtes procurés un certain nombre d'occasions, mais sans réussite. N'est-ce pas dû à un trop plein d'émotion ?
Non, je ne pense pas. En première période, j'ai une belle occasion. Mais au départ, je pense que je suis hors-jeu. Après, le gardien se replace vite. C'était difficile. Il y avait de l'émotion, mais ça n'a pas influé sur ma prestation. J'ai tout donné. J'ai fait de mon mieux.
« On ne doit pas baisser les bras »
C'est parti remise pour le prochain déplacement en terres sochaliennes pour le compte de la 38eme journée de Ligue 1, non ?
(Sourire) Je vais essayer. Toute l'équipe va se défoncer pour y faire un résultat.
Comment jugez-vous la position du Paris Saint-Germain avant cette dernière confrontation?
Il y a déjà un premier point positif, on sort de la zone rouge. Une victoire nous aurait pratiquement assuré du maintien, mais on ne doit pas baisser les bras. Pour la dernière journée, je pense que l'une des trois équipes (ndlr : Lens, Toulouse et le PSG) ne gagnera pas. Et j'espère que ce ne sera pas nous.
A la fin de la rencontre, on vous a vu vous accroupir au centre du terrain, et embrasser la pelouse. A quoi pensiez-vous ?
Je pensais que c'était la dernière fois que j'avais l'opportunité de marquer au Parc des Princes. Avec un tel public, ça aurait fantastique. C'est la fin d'une histoire entre nous. J'y ai vécu de très bons moments, comme de moins bons. Aujourd'hui, c'est très difficile.
Un dernier mot ?
Je remercie les supporters parisiens. Ils ont toujours été derrière moi. Tous mes buts sont pour eux. J'ai passé huit années magnifiques en France. Alors merci à la France de m'avoir donné l'opportunité de travailler dans ces deux grands clubs. Et j'espère qu'un jour je pourrais revenir. Au moins pour le tourisme...